03 mai 2009
Mais qui était Gabrielle ?
Tous les jours on porte son parfum, son sac, ses lunettes, ou tout autre produit dérivé que l’on a la chance de posséder dans ses armoires. Mais qui s’est déjà demandé vraiment qui avait été réellement Coco Chanel ? Quelle était son histoire, sa vie, son vrai prénom ?
C’est à toutes ces questions et bien d’autres encore qu’Anne Fontaine s’emploie à répondre en mettant en scène la vie de la célébrissime styliste dans son dernier film Coco avant Chanel. Un biopic de l’égérie de la mode qui retrace le parcours sinueux de l’enfant abandonnée par son père un sombre dimanche de la fin du XIXème siècle, au premier jour de gloire, du talent enfin reconnu de la femme moderne et indépendante tellement en avance sur son temps.
Talentueuse Audrey Tautou qui colle parfaitement à la peau de son personnage, navigant entre cynisme, audace et tendresse. Le temps d’un film elle devient la Coco qui a libéré la femme de ses carcans vestimentaires, celle qui a cru à son talent bien médiocre de chanteuse et pas à celui pourtant si évident de couturière qui heureusement finira par se révéler tout d’abord grâce à la création de jolis chapeaux puis la fameuse marinière et enfin la mythique petite robe noire qui marquera à jamis son destin de femme…
N’ayant pas vu le téléfilm qui lui était également consacré je ne peux faire la comparaison comme certains la font déjà, mais personnellement j’ai passé un très bon moment avec cette Coco là et son grand « ami » Etienne Balsan joué par un Benoît Poelvoorde surprenant dans ce rôle d’époque sans oublier une Emmanuelle Devos très enjouée comme on l’a peu vu jusqu’ici.
31 octobre 2008
Avec ou "Sans Elles" ?
L’histoire n’est pas commune. Un homme célibataire et souhaitant apparemment le rester, Romain, désire vivement avoir un enfant et fait appel pour cela à une mère porteuse par le biais d’une petite annonce. Estelle, une jeune femme aux multiples allergies répond à ce curieux message et bien décidée à tester la bête, elle arrive avec 2h d’avance sur le RV fixé et prends ainsi Romain totalement au dépourvu. Entre alors en scène ses deux meilleurs copains qui débarquent à l’improviste et qui ne connaissent rien du projet de leur ami. Romain, pris au piège, se met à inventer des scenarii totalement rocambolesques pour expliquer leur présence à Estelle et inversement. S’ensuivront moult rebondissements tous plus comiques et cocasses les uns que les autres qui feront rire le public aux éclats. Le créateur de la série “Un gars, une fille” n’a pas lésiné sur les quiproquos et malentendus pour donner à “Sans Elles” le piquant et la bonne humeur qui caractérisent les pièces jouées à la Comédie Gallien.
15 septembre 2008
Fais nous rire Pénélope !

La Comédie Gallien, petit théâtre bordelais de référence, connu pour accueillir de nombreuses comédies comiques et pour son imparable chauffeur de salle Reda. Mardi soir dernier, j'ai pris place dans cette petite salle de 140 sièges pour assister à la première représentation de la célèbre pièce "Arrête de pleurer Pénélope !"jouée par un trio de comédiennes, certes moins connues, mais tout aussi talentueuses que les originales. L'histoire les réunit dans l'appartement de l'une d'entre elles pour fêter l'enterrement de vie de jeune fille d'une quatrième protagoniste qui tarde à arriver. La conversation s'engage alors alternant souvenirs de jeunesse et différends non réglés qui ont petit à petit fait place à la rancœur. Profusion de compliments ironiques, répliques acides, tout le monde en prend pour son grade et c'est ce qui fait tout l'humour et le succès de cette pièce dans laquelle chaque fille peut se reconnaître quelque part. Une mise au point plus que nécessaire pour que l'amitié reprenne ses droits et s'immisce à nouveau entre ces trois nanas aussi folles qu'attendrissantes, ce qui donne envie de vite les retrouver dans le chapitre 2 !
03 juin 2008
They're back and...still So Fabulous!
C'est avec une certaine excitation que j’ai pris place dans une salle obscure jeudi soir dernier avec une amie, pour découvrir enfin sur grand écran, les nouvelles aventures des 4 new-yorkaises les plus hype de tous les temps, j’ai nommé, Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha de Sex & the City. Mais qu’allait bien pouvoir me réserver ce film après la fin “dans l’ordre des choses” de ma série culte quatre ans auparavant. Comment les scénaristes allaient-ils me refaire vibrer avec ces 4 girls là et leurs nouvelles vies de femmes en couple ?
Pourtant, malgré ces quelques interrogations, j’y suis allée confiante mais non sans avoir auparavant consulté le site officiel du film un bon nombre de fois, notamment pour découvrir la bande annonce et me la passer en boucle pour être certaine de bien saisir le sens de toutes les répliques. Car là, bien sur je tiens à préciser, que pour moi le film, comme la série ne se visionne qu’en VO, les voix originales, les petites références purement new-yorkaises et les jeux de mots intraduisibles, pour apprécier tout cela à sa juste valeur, point de VF pour moi. J’en suis ressortie ravie, aucune déception, ce film est totalement à la hauteur de la série, il réserve quelques petites surprises bien trouvées et apporte son lot de joie et de tristesse pour bien sur finir en happy end. Je n’en attendais ni plus, ni moins, les émotions sont là et pendant presque 2h30, on se retrouve avec bonheur au coeur de Manhattan (et d’ailleurs) avec nos quatre meilleures copines..still So Fabulous!
28 mars 2008
Sentiments à construire...
Voici un film sur les affres du célibat comme on en a peu vu jusqu’ici. Epuré de tout artifice et de tout cliché, « La fabrique des sentiments » nous offre un tableau du célibat vécu et subit qui transpose toutes les angoisses légères et profondes auxquelles une solo trentenaire peut être confrontée. Ainsi dans ce film c’est le dysfonctionnement du corps mis en exergue qui touche aux cordes sensibles et fait remonter les craintes les plus profondes de tout un chacun. On est loin de Bridget Jones et de sa quête résolue du prince charmant. Eloïse, elle, recherche bien l’homme de sa vie, elle tente d’y croire mais sait que charmant ne rime pas forcément avec longtemps. Et puis veut-elle vraiment un homme dans sa vie, pour toujours ? Elle cherche, essaye, se perd un peu et fait son choix presque au hasard pour construire enfin quitte à refaire le parcours un peu plus tard…
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20 mars 2008
Ambiance Noah, destination ailleurs !
Un vent de zenitude a soufflé mardi soir à la Patinoire de Mériadeck. Pieds nus et dans un décor sublime dédié à la nature et à ses richesses à préserver, Yannick Noah nous a insufflé avec rythme et humour toute son énergie positive et sa joie de vivre dans un concert aux tons chauds de soleil et de terre. Après une intro très dynamique destinée à échauffer le public, la personnalité préférée des français, offre à ses fans un panel de ses meilleures chansons en y ajoutant ça et là des petites touches de reggae et de tonalités africaines en tout genre. Déhanchements sexy, clins d’œil et sourire du bonheur, Yannick Noah donne beaucoup et profite de l’instant présent, cet instant magique où la fusion naît entre l’artiste et son public, où le lien déjà fort se dessine et se concrétise en applaudissements et acclamations bien mérités. Un final très tendre qui dit son amour pour les enfants, les siens et tous ceux de la terre à l’image de l’association dont il est le parrain, Yannick serre des mains, embrasse des joues, saisit les offrandes puis simplement sur un dernier salut, envoie un baiser et s’en va…
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11 mars 2008
Paris...vu de Bordeaux
Aider quelqu’un c’est s’aider un peu soi-même et parfois recevoir également en retour un secours dont on nie inconsciemment le besoin. C’est de ce sujet que traite le dernier film de Cédric Klapisch, « Paris ». A travers les rues et les toits de la capitale errent des âmes sans buts précis, sans se rendre compte du temps qui passe jusqu’à ce qu’il se rappelle à l’une d’entre elles, Pierre, qui en apprenant que son cœur peut lâcher d’un moment à l’autre se met à épier ces vies depuis son balcon. Sa sœur, bouleversée par la nouvelle s’installe alors chez lui avec ses trois enfants et de ce petit compromis de vie, va renaître en elle l’entrain et la joie de vivre perdus. Destins qui se croisent et s’enchevêtrent, leçon de vie mais pas de morale, « Paris » nous offre ces petits instants de réflexion nécessaires à notre quête du bonheur que notre quotidien sait si bien nous faire oublier…
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04 mars 2008
Un ch'ti film qui a tout d'un grand !
« Au Nord c’était les corons », à Bordeaux, c’était les rires et les applaudissement qui ont fusés il y a une quinzaine de jours lors de la présentation en avant-première du film « Bienvenue chez les Ch’tis ». Dans une accumulation de gags et de références à la vie des gens du Nord, les clichés et idées reçues se succèdent pour mieux s’estomper par la suite et laisser place à la réalité démontrant toute la générosité, la chaleur et la bonté des ch’timis. Sans tomber dans la lourdeur qu’on aurait pu redouter, Dany Boon met ici tout son talent de réalisateur pour mettre en valeur avec humour la région qui l’a vu naître et c’est réussi ! Si vous ne l’avez pas encore vu, courrez-y, fous rires garantis du début à la fin du film !
12 février 2008
PS I love you
Décrit comme étant le film le plus émouvant de l’année, je trouve la critique un peu prétentieuse et me rassure en pensant qu’il reste 10 mois à 2008 pour nous présenter autant d’émotion dans un scénario un peu mieux construit.
Adapté de l’ouvrage éponyme de l’irlandaise Cecelia Ahern, on ressent bien dans ce film que les scénaristes ont fait en sorte de caser tous les chapitres parfois au mépris de cohérence et d’enchaînement logique. Mais une fois ces petits détails mis de côté, on passe un très bon moment entre rire et larme à l’œil. A noter dans le casting, Lisa Kudrow qui n’est autre que la mythique déjantée Phoebe de Friends et c’est à croire que ce type de rôle la poursuit car elle a des répliques piquantes et hilarantes qui auraient parfaitement pu s’inscrire dans la série. Sans oublier Jeffrey Dean Morgan, que l’on a également pu voir jouer quelques épisodes de Grey’s Anatomy dans le rôle bouleversant de Denis. A voir pour passer un moment sympa et se régaler les pupilles de beaux mâles mais ne pas s’attendre à un chef d’œuvre !
01 décembre 2007
Divine Idole
Détestée ou adulée, Vanessa Paradis a toujours inspiré des sentiments extrêmes. Mais samedi dernier à la Patinoire c’est l’adoration qui a primé quand 7000 personnes sont venus admirer et applaudir la belle. Une première partie dédiée à son parolier Franck Monnet, qui malgré humour et bonne humeur, n’a pas su séduire les bordelais qui trépignaient d’impatience de voir et écouter leur divine idole, et, il faut le souligner, son non moins connu guitariste Matthieu Chedid, alias M. Loin de la timide et maladroite adolescente de Joe le Taxi, Vanessa Paradis devenue femme sensuelle et épanouie nous offre alors un véritable show aux tonalités rock et des titres de ses précédents albums totalement revisités (on redemande d’ailleurs cette version de Joe le Taxi). Redevenant douce comme un ange au son de ses jolies mélodies dédiées en grande partie à son homme et ses enfants, elle sait aussi manier guitare électrique et batterie pour prendre la relève de ses musiciens et les laisser s’exprimer dans des solos remarquables. Deux rappels enflammés auxquels la belle va faire honneur avec un plaisir non dissimulé. Les applaudissements redoublent, le public s’enflamme et fait briller la salle de mille feux en agitant leurs écrans de téléphone portable allumés tels des milliers de lucioles. Emus par ce joli signe d’amour, M et Vanessa reviennent sur scène et nous redemandent ce vol de lucioles improvisé avant d’enchaîner quelques derniers titres et que Vanessa nous offre un final A Cappela très émouvant qui laisse tout le monde sans voix et chacun repartir dans l’tourbillon d’la vie…
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